Mon enfant est médium

Guide de survie pour parents perdus

Avertissement : Cet article s’adresse aux parents d’enfants qui présentent des perceptions inhabituelles SANS trouble du fonctionnement quotidien. Il ne remplace EN AUCUN CAS un avis médical. En cas de doute sur la santé mentale de votre enfant, consultez TOUJOURS un professionnel de santé en priorité. La médiumnité authentique n’a rien à voir avec une santé mentale vacillante et n’empêche pas de mener une vie tout à fait ordinaire.

Un esprit bienveillant accompagne et joue avec un enfant médium

Tout d’abord comprendre ce qui se passe

Q1 : Comment savoir si mon enfant est vraiment médium ou s’il a juste beaucoup d’imagination ?

Il est parfois − souvent – compliqué de reconnaître la différence entre « imagination débordante » et médiumnité. Faisons un point afin de distinguer ce qui sépare le vécu d’un enfant médium avec celui d’un enfant à l’imaginaire débordant…

Votre enfant a un ami invisible. Il joue avec cet ami, lui parle, effectue certains gestes comme si quelqu’un se tenait à ses côtés. Tout se passe bien ? Aucune peur ? Aucune anxiété ?

  • Observez de loin, sans intervenir, pour voir si tout continue à bien se passer et ne vous en occupez pas. L’enfant joue, cela ne pose aucun problème. Aucune raison de s’inquiéter : vous risqueriez de projeter vos propres craintes sur lui.

Signe de médiumnité : le « copain imaginaire » raconte certaines choses à votre enfant que celui-ci ne peut connaître.

Exemples :

  • Des prédictions sur des événements futurs qui se réalisent.
  • Un secret de famille ou d’autres éléments sur l’histoire de votre famille que l’enfant dévoile et dont il n’a aucune connaissance.
  • Une vieille photo où l’enfant reconnaît « le monsieur » ou « la dame » en disant son prénom ou quelque chose comme « C’est tonton machin ! » sans que personne ne lui en ait parlé.
  • L’enfant se montre en capacité d’annoncer que tel objet appartient ou appartenait à un membre de votre famille ou quelqu’un de votre entourage ; toujours sans en avoir eu connaissance autre que par l’intermédiaire de cet ami invisible. Etc.

Encore une fois :

  • Cela dérange-t-il votre enfant ?
  • En a-t-il peur ?
  • S’en plaint-il ?

Si la réponse est : Non. Alors, pourquoi s’en inquiéter. Restez naturel, ouvert, et laissez la vie suivre son cours.

Comment agir si l’enfant vous confie ses peurs ?

  • Rassurez-le. Non pas en lui disant qu’il a trop d’imagination, mais que c’est à lui de décider qui peut lui parler ou jouer avec lui. Que vous êtes là s’il a besoin de vous.
  • Invitez votre enfant à dire à ce copain imaginaire de le laisser tranquille. Qu’il n’a pas envie de le voir ni de jouer avec lui. Votre enfant peut même exprimer les raisons de son rejet face à cette relation. Les choses devraient se calmer toutes seules.
  • Si toutefois le problème persiste, invitez votre enfant à répéter la même injonction à « son ou ses amis invisibles » de manière plus ferme. Parfois, certains esprits sont durs d’oreilles et il est nécessaire de répéter sa désapprobation.

Il se peut aussi que l’ami invisible de votre enfant sorte vraiment de son imaginaire

  • Aucune prédiction
  • Aucun fait avéré et/ou inconnu de l’enfant n’est dévoilé.

Cela pose-t-il problème ?

  • Si la réponse est : Non. Pour quelle raison s’inquiéter ? Ces jeux d’enfants lui passeront comme ils sont venus.
  • Si cela pose un problème quelconque : rapprochez-vous de votre médecin pédiatre et confiez-lui vos inquiétudes.

Dans tous les cas, la peur engendre la peur, ne niez pas, ne vous moquez pas et soyez rassurant.


Q2 : À quel âge la médiumnité peut-elle se manifester ?

  • Dès la petite enfance. Lorsque l’enfant commence à parler, mais souvent à la puberté.
  • Avec l’âge les facultés médiumniques peuvent s’amplifier ou disparaître comme elles sont venues ; surtout si l’enfant les rejette, car il en a peur. (Pour ce qui me concerne, cela ne m’a jamais apeuré.)

Q3 : Est-ce héréditaire ? Y a-t-il d’autres cas dans la famille ?

  • Souvent une transmission familiale (même si cachée ou refoulée)
  • Parfois cela saute une ou deux, voire plusieurs, générations.
  • Il n’y a pas de règle définie. Il est possible d’être une « exception » dans sa famille.

Q4 : Mon enfant voit/entend des choses. Est-ce dangereux ?

  • Il est d’abord utile de faire le distinguo entre imaginaire et médiumnité avérée. (voir le point 1 de cet article)
  • Si l’imaginaire commence à prendre le dessus (sur la réalité), en parler avec son pédiatre reste la meilleure option avant tout autre agissement.
  • Consulter un psy, si nécessaire, ne s’avère ni honteux ni réservé aux « fous ».

En résumé :

cela est potentiellement dangereux si cela engendre un ou des problèmes à la vie du quotidien — notamment un risque de déréalisation. Mais dans l’ensemble, ce n’est absolument pas dangereux sauf dans les films d’horreur…

IMPORTANT : Si votre enfant présente des signes de déréalisation (confusion entre réel et imaginaire), de détresse psychologique, d’isolement social croissant, ou si ses « perceptions » l’empêchent de vivre normalement, consultez IMMÉDIATEMENT un professionnel de santé. La médiumnité ne doit JAMAIS empêcher un enfant de fonctionner au quotidien. Si c’est le cas, c’est un signal d’alarme médical, cela ne relève aucunement du domaine spirituel.

Pour en savoir plus sur la déréalisation : Manuel MSD – Trouble de dépersonnalisation-déréalisation


RÉAGIR EN TANT QUE PARENT

Q5 : Dois-je le croire ou penser qu’il invente ?

  • Peu importe que vous le croyez ou non. L’important est que l’enfant ne se sente pas jugé ; encore moins réprimandé pour quelque chose qui s’avère hors de son contrôle.
  • Observez les choses l’air de rien. Laissez la vie suivre son cours.
  • N’intervenez que si nécessaire. Si l’enfant vous confie ses peurs, par exemple.

Q6 : Faut-il en parler autour de nous (école, famille, amis) ?

  • Pour quelles raisons en parler ? La plupart du temps, cela engendre des moqueries.
  • Il suffit de savoir quand et pourquoi en parler ; et surtout à qui…
  • Mieux vaut apprendre à l’enfant à garder une certaine discrétion. De toute façon, la réaction de son entourage lui apprendra qu’il ne peut aborder ce sujet sensible avec tout le monde.

Q7 : Comment réagir quand il me raconte ses perceptions ?

  • Ni minimiser, ni réagir à outrance
  • Normaliser sans banaliser
  • L’écouter vraiment
  • Toujours se montrer rassurant

Q8 : Dois-je encourager ou au contraire l’empêcher de développer ses facultés ?

  • Ne pas forcer, ne pas interdire
  • Laissez l’enfant gérer à son rythme
  • Accompagnez sans pousser ni repousser
  • Encore une fois : toujours se montrer rassurant si nécessaire

PROTÉGER ET ACCOMPAGNER

Q9 : Mon enfant a peur de ce qu’il perçoit. Comment l’aider ?

  • Le rassurer : il n’est pas en danger
  • Lui apprendre à « se fermer » quand c’est trop. À dire « non » à ces manifestations s’il en ressent le besoin (voir le point 1 de cet article).

Q10 : Il absorbe les émotions/douleurs des autres. Comment le protéger ?

  • Vous ne pourrez pas le protéger de lui-même.
  • Il devra apprendre à gérer seul son hypersensibilité et cela ne s’acquiert qu’avec l’expérience, car chacun réagit différemment.
  • Il peut toutefois essayer la technique de la bulle de protection : s’enfermer en imaginant une bulle de lumière qui enveloppe tout son corps et le protège du monde extérieur.

Attention : Si cette hypersensibilité génère une anxiété paralysante, des crises de panique ou empêche l’enfant d’aller à l’école ou de socialiser, ce n’est plus juste de la médiumnité. Consultez un pédopsychologue. L’hypersensibilité médiumnique ne doit pas être une souffrance quotidienne handicapante.

Q11 : Il se sent différent et isolé à l’école. Que faire ?

  • Tout le monde se sent différent, non ? Est-ce un problème ? Non, il suffit d’apprendre à s’accepter tel que l’on est.
  • Aidez-le à trouver SA tribu (pas forcément à l’école). Il lui sera nécessaire de comprendre qu’il est impossible de plaire à tout monde ; et que cela s’avère même idiot, voire dangereux, de chercher à plaire à tout le monde.
  • Apprenez-lui la discrétion. La plupart ont peur de ce qu’ils ne comprennent pas et utiliseront la moquerie pour se défendre. Savoir se montrer discret lui sera bien plus utile que d’avoir honte.

Q12 : Doit-on consulter un autre médium pour l’aider ?

  • Oui, si l’enfant en ressent le besoin
  • Oui, si cela peut vous rassurer. Attention toutefois aux « merdiums » qui cherchent à jouer avec les peurs de leurs consultants pour leur soutirer leurs économies. Un véritable médium ne vous dira JAMAIS que votre enfant est ‘maudit’, ‘attaqué par des entités’, ou qu’il faut payer encore et encore des sommes astronomiques pour des ‘nettoyages énergétiques’. Fuyez ces charlatans ! Dans tous les cas, si quelqu’un cherche à jouer avec vos peurs, cette personne essaie de vous manipuler.
  • Rencontrer ses « semblables » permet d’accepter certains aspects de sa propre vie et/ou de son propre vécu.
  • Consulter un ou des médiums n’est en aucun cas une obligation. Un ou plusieurs véritables médiums croiseront forcément votre chemin « par hasard », cela est inévitable.

GÉRER LE QUOTIDIEN

Q13 : Puis-je lui offrir un jeu de Tarot / des livres sur le sujet ?

  • Oui, mais uniquement si l’enfant est demandeur
  • Adapter à l’âge
  • Encadrer sans envahir
  • Attention à ce qu’il ne sombre pas dans l’addiction à la voyance

Q14 : Il veut « lire les cartes » pour ses copains. Dois-je l’autoriser ?

  • La vraie question est : dois-je lui interdire ? Et cette interdiction l’empêchera-t-il vraiment de le faire ? Évidemment que non.
  • Mieux vaut poser des limites claires qu’interdire
  • Mieux vaut lui faire comprendre que la divination n’est pas un jeu.
  • Lui apprendre également qu’il ne faut pas imposer aux autres ses ressentis médiumniques. Que c’est aux gens à réclamer ce genre de prestations. Beaucoup sont effrayés et ne souhaitent pas savoir

Q15 : Comment gérer les réactions des autres parents / de l’école ?

  • La discrétion reste votre meilleure alliée
  • Se préparer à fournir des réponses simples si découverte
  • Ne cherchez pas à vous justifier

QUESTIONS EXISTENTIELLES

Q16 : Pourquoi mon enfant ? Qu’ai-je fait de mal ?

  • Ce n’est ni une punition ni une erreur
  • C’est un don, ou plutôt une faculté, pas une malédiction lancée par quelque démon sorti de l’imaginaire d’un quelconque scénariste d’œuvres horrifiques
  • Personne ne choisit cette voie. Elle s’impose d’elle-même. Personne n’en porte la responsabilité. L’on ne peut que l’accepter ou chercher à la rejeter ; avec plus ou moins de succès…

Q17 : Va-t-il garder ces facultés toute sa vie ?

  • Souvent oui, mais parfois elles s’estompent ou disparaissent vers la fin de l’adolescence ou s’amplifient. Il n’existe pas de règles précises à ce sujet.
  • Elles peuvent aussi disparaître et revenir plus tard. Pour quelles raisons ? Je n’en sais strictement rien ! À chacun son histoire…

Q18 : Dois-je consulter un médecin / psychologue ?

  • Si un doute persiste sur la santé mentale : oui, bien sûr que oui
  • Mais cherchez un professionnel de santé ouvert d’esprit qui saura faire la différence entre trouble psychologique et sensibilité particulière. Si un traitement médicamenteux s’avère nécessaire, il doit être suivi. La médiumnité n’empêche pas d’avoir aussi recours à des soins psychiatriques classiques si nécessaire. Les deux peuvent coexister.

Q19 : Quand consulter immédiatement un médecin ?

La médiumnité ne doit JAMAIS :

  • Empêcher l’enfant de distinguer le réel de l’imaginaire au quotidien
  • Générer une peur paralysante permanente
  • Isoler socialement l’enfant de façon pathologique
  • Provoquer des comportements dangereux pour lui ou pour les autres
  • S’accompagner de délires paranoïaques ou de persécutions
  • Entraîner une régression dans son développement

Si vous observez ces signes : CONSULTEZ UN PÉDOPSYCHIATRE en priorité. Un vrai médium mène une vie tout à fait ordinaire. Si ce n’est pas le cas, il est très probable qu’un problème médical est avéré. La médiumnité et les troubles psychiatriques peuvent se ressembler. Seul un professionnel de santé peut établir le diagnostic différentiel.

Q20 : Et si je n’y crois pas moi-même ?

  • Nul n’est obligé de croire pour accompagner
  • Observer sans juger
  • Il est juste important de ne pas nier et de respecter le vécu de la personne concernée
  • Toujours se montrer rassurant

Q21 : Mon enfant pourra-t-il avoir une vie « normale » ?

  • Oui, absolument !
  • Ce n’est qu’une partie de lui-même, qu’une part de sa personnalité
  • Et puis… c’est quoi la normalité ? C’est quoi « être normal » ? Seul le fou ignore sa folie. Si vous vous posez des questions quant à votre santé mentale et/ou quant à votre normalité… c’est plutôt bon signe !

Je vous souhaite de vivre, heureux, la tête dans les étoiles et les pieds sur Terre.

Paka Sasha,

Tarologue et médium depuis son enfance

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